La Sérénissime Venise
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Les prémices d'un grand changement.
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Leonardo Belliani


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Message Posté le : Mer 27 Fév - 17:40 (2008)    Sujet du message : Les prémices d'un grand changement. Répondre en citant

Le soleil se couchait sur les jardins fleuris du pallazo Bellianni. Léonardo était installé confortablement sur un banc en bordure de la petite oasis, profitant de la fraicheur de la soirée et des senteurs variées. Il était habillé d’un habit de velours pourpre et d’un bonnet, si répandu chez les marchands italiens. Malgré son visage ridé et fatigué, ses yeux brillaient tels des soleils, la nouvelle venait de tomber : le doge était mourant…
Non loin de là se tenait Catherine, noble et distraite elle aussi. La donne allait enfin changer en Venise et elle était prête. Elle avait revêtu sa plus belle toilette afin d’annoncer la nouvelle à son époux, la rendant encore plus désirable que d’habitude.
Un doux silence emplissait la cour centrale, ne laissant la place qu’à des sourires entendus et des regards malicieux. Puis, tout naturellement, Léonardo leva la main en direction de son épouse, qui la prit avec douceur et assurance et s’installa à ses côtés, attendant qu’il prenne la parole.

_Que l’air semble plus léger ma tendre et chère épouse. Cela faisait des années que j’attendais cette délicieuse sensation.

Il fit une petite pause et continua d’une voix solennelle.

_Mes prières ont enfin touché notre créateur. Notre ère commence et notre règne s’annonce.

Une fois les derniers mots prononcés, Catherine déposa un léger baisé sur la main usée du vieillard et répondit d’une voix suave.
Il en sera fait selon votre volonté mon bon époux. Je vais commencer à prendre les dispositions nécessaires.

Puis, elle se leva sous le regard du maître de maison et disparut dans le palais. Ce dernier la suivit du regard tendrement jusqu’à ce qu’il la perde de vue, rapportant son attention sur le crépuscule.

___________________________________________________________________________________________

Une fois rentrée, Catherine marcha rapidement jusqu’à sa chambre. Elle s’assit à son bureau, une belle pièce de chêne finement ciselée, et écrivit une lettre à chacun de ses enfants, leur demandant de se tenir prêts à revenir à Venise si le besoin s’en faisait sentir. Cela fait, elle donna les cachets à un valet et le congédia.
Puis, elle quitta la demeure familiale et se fit conduire jusqu'au centre de la ville afin de glaner les dernières rumeurs sur l’état du doge. Elle connaissait son rôle et celui se son mari. Elle était son atout majeur dans cette nouvelle donne, mais il restait tout de même le maître du jeu.

___________________________________________________________________________________________

Leonardo, une fois la nuit tombée, décida de mettre à profit l’obscurité pour se rendre à ses appartements. D’un pas lent, il glissait au travers des longs corridors, tel une ombre. Le palais restait sinistrement silencieux, vide de tout occupant.
 Cela faisait depuis longtemps que le vieil homme avait décidé de ne plus s’encombrer d’une foule de gens tous aussi incompétents les uns que les autres. Seul Raphael était admis dans son intimité. Il s’agissait d’un orphelin, longtemps utilisé par les services de Florence pour l’entretient des voies. Né muet et aussi obéissant qu’un chien, Leonardo l’avait pris à son service et ne s’en était jamais plus séparé.

Il ouvrit une lourde porte qui grinça fortement sous la pression et entra dans sa chambre d’étude. De son regard distrait et rêveur, il accorda un regard au feu mourant et s’installa confortablement à son bureau, prenant une plume et un parchemin vierge. Tout en écrivant gracieusement  tel un clerc, il fit sonner une petite cloche. Le son cristallin vola à travers les grands couloirs et quelques minutes plus tard, Raphael, habillé à la façon d’un page, entra dans la grande pièce. Toujours dans le plus grand silence, il alla à la cheminée pour raviver les dernières braises et se mit dans l’ombre, afin de ne pas déranger son maître.

Leonardo, quant à lui, était penché dangereusement au dessus du parchemin, semblant prêt à s’écrouler misérablement à chaque instant. Malgré cela, sa main ne tremblait aucunement, assurée et aussi agile qu’autrefois, formant de belles lettres.
Puis, le silence fut rompu par la voix vacillante et usée :

_ Porte missive à toutes les Familles de Venise.

Il tendit le document à son serviteur qui le récupéra docilement et qui se retira immédiatement après.
Dès que Raphael eut franchi le pas de sa porte, Leonardo s’accorda un moment de répit, s’allongeant sur son lit, pensant déjà aux rencontres qu’il allait enfin pouvoir faire le lendemain.


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Message Posté le : Mer 27 Fév - 17:40 (2008)    Sujet du message : Publicité

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